
Dans une étude publiée en 2018, des scientifiques ont découvert les mécanismes biologiques de deux intermédiaires du NAD+ : le nicotinamide riboside (NR) et le mononucléotide de nicotinamide (NMN), connus pour leurs propriétés anti-âge. Ces molécules, dépassant en popularité les compléments alimentaires, se trouvent dans les légumes, les fruits et les viandes, en plus de nos régimes alimentaires quotidiens. La recherche a montré que l'administration de ces intermédiaires offre des effets protecteurs et réparateurs, luttant contre les maladies et les pathologies liées à l'âge. L'étude peut être consultée ici.
L'étude s'est concentrée sur la biologie du NAD+, en particulier sur les deux molécules NR et NMN. Le NAD+ est une coenzyme présente dans toutes les cellules vivantes, que l'on trouve sous deux formes, NAD+ et NADH, essentielle aux activités métaboliques et servant de régulateur dans les interactions protéine-protéine. Il a été découvert pour la première fois par Harden et Young en 1906 et a été jugé capable d'augmenter le taux de fermentation dans les extraits de levure. Au fil des ans, il a également été identifié comme un nucléotide et a été trouvé comme contribuant aux réactions de réduction-oxydation (redox). Collectivement, toutes ces études ont contribué à établir le NAD+ et son NADP+ apparenté comme des acteurs critiques du métabolisme cellulaire.
La supplémentation en NAD+ via le NR et le NMN a montré des résultats prometteurs dans la lutte contre les déclins fonctionnels et les troubles liés à l'âge. L'effet de la supplémentation en NR et NMN a été largement étudié dans divers modèles rongeurs. Cet effet dépend de la distribution tissulaire et des niveaux d'expression des enzymes biosynthétiques du NAD+, des nucléosidases et des transporteurs. Les rongeurs auxquels on a administré du NMN ou du NR ont connu une augmentation de la concentration de NAD+ dans divers tissus, ce qui a entraîné des effets bénéfiques ou thérapeutiques.