Comment un mode de vie amazonien pourrait protéger du rétrécissement du cerveau avec l'âge

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- Updated by Jody Mullis
Medically reviewed by Dr Sidra Samad

  • Les membres des tribus Tsimane et Moseten connaissent un rétrécissement cérébral plus lent que ceux des sociétés industrialisées.
  • Les régions cérébrales liées à la navigation montrent une croissance chez ces populations autochtones.
  • L'étude relie le mode de vie, comme l'activité physique et l'alimentation, à la santé du cerveau.
  • Les membres de ces tribus ont des taux plus faibles de démence et de maladies cardiovasculaires.
  • Leur mode de vie pourrait fournir des informations précieuses pour prévenir l'atrophie cérébrale liée à l'âge dans les nations industrialisées.

 

 

Pourquoi c'est important pour nous :

En tant qu'adeptes de la longévité et d'un mode de vie sain, il est crucial de comprendre les facteurs qui contribuent à la santé du cerveau et à la réduction du déclin cognitif. Cette étude sur les tribus Tsimane et Moseten offre des informations précieuses sur la façon dont des modes de vie moins industrialisés peuvent mener à un vieillissement plus sain. Ces aperçus pourraient potentiellement nous guider dans l'adaptation de nos propres modes de vie pour soutenir la santé du cerveau et combattre l'atrophie liée à l'âge, contribuant ainsi à une vie plus longue et plus saine.

Le détail :

Cette étude, menée par des scientifiques de l'USC et publiée dans GeroScience, a examiné comment les modes de vie dans différents environnements affectent le vieillissement cérébral. Les chercheurs ont comparé les hommes Tsimane et Moseten de l'Amazonie bolivienne avec des hommes britanniques en bonne santé. Ils ont découvert qu'au lieu de rétrécir, certaines régions du cerveau des populations indigènes augmentaient en fait de taille avec l'âge.

En particulier, les zones impliquées dans la navigation spatiale et le traitement visuel ont augmenté de taille chez les hommes Tsimane et Moseten. Ces découvertes suggèrent que leur mode de vie actif, qui inclut la recherche de nourriture et la navigation dans le terrain amazonien complexe, stimule et potentiellement élargit certaines parties du cerveau. En revanche, les individus des sociétés industrialisées dépendent moins de ces compétences en raison des commodités modernes, ce qui peut entraîner une stimulation cérébrale réduite et une atrophie accrue.

De plus, l'étude souligne que malgré des cas élevés d'inflammation systémique, les Tsimane et les Moseten ont des incidences plus faibles de démence et de maladies cardiovasculaires que leurs homologues occidentaux. Cette contradiction est en partie attribuée à leur mode de vie actif et à leur régime alimentaire riche en aliments naturels et non transformés, généralement riches en fibres, en fruits et en graisses saines.

La recherche montre également que les régions du cerveau associées au contrôle des impulsions et à la pensée complexe ont tendance à rétrécir plus rapidement dans la population Tsimane par rapport aux populations occidentales. Cela pourrait être dû aux différentes exigences cognitives imposées aux individus en fonction de leur environnement et de leurs habitudes de vie.

Il est important de noter que l'étude souligne que la façon dont nous utilisons notre cerveau affecte sa structure physique — un concept similaire à la façon dont les muscles se développent avec l'exercice. Dans les sociétés industrialisées, de nombreuses tâches quotidiennes ne nécessitent pas le même niveau de navigation ou de mémoire visuelle, ce qui pourrait contribuer à l'atrophie de ces fonctions.

En résumé, cette recherche offre un aperçu convaincant de la façon dont les choix de mode de vie ont un impact sur la santé du cerveau au fil du temps. En comprenant et potentiellement en intégrant des aspects des modes de vie Tsimane et Moseten — tels qu'une activité physique accrue et des ajustements alimentaires — dans les pratiques modernes, il pourrait y avoir des opportunités de retarder le début du vieillissement cérébral et de promouvoir la longévité. Cette étude souligne que nos choix quotidiens ont un effet profond sur notre santé cognitive à long terme, offrant des voies vers un vieillissement plus sain pour les personnes des sociétés industrialisées.