Les coureurs d'élite vivent-ils vraiment plus longtemps ? Une nouvelle étude se penche sur la question

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- Updated by Jody Mullis
Medically reviewed by Dr Sidra Samad

  • Les coureurs d'élite qui parcourent plus de 120 km (75 miles) par semaine pourraient vivre près de cinq ans de plus.
  • L'étude remet en question la croyance selon laquelle l'exercice excessif est nocif à long terme.
  • L'entraînement de haute intensité chez les athlètes professionnels pourrait en fait augmenter leur espérance de vie.
  • La comparaison montre que les coureurs des années 1960 avaient une meilleure longévité que ceux des décennies suivantes.
  • Des facteurs génétiques pourraient contribuer à une espérance de vie plus longue chez les athlètes d'élite.
  • Des taux réduits de décès cardiovasculaires et liés au cancer sont notés parmi ces athlètes.
  • L'étude souligne les vastes bienfaits de l'exercice extrême sur la durée de vie.

 

Pourquoi cela nous importe : En tant que passionnés de longévité, il est essentiel de comprendre l’impact de l’exercice extrême sur la durée de vie. Cette étude donne un aperçu de la façon dont les routines d’entraînement rigoureuses peuvent prolonger la vie, remettant en question l’idée qu’il existe une limite supérieure à la quantité d’exercice bénéfique. Elle nous encourage à explorer les activités physiques de haute intensité et leurs bienfaits possibles pour améliorer la santé et la longévité.

Le détail : Une étude récente publiée dans le British Journal of Sports Medicine suggère que les coureurs d’élite, malgré des niveaux d’exercice extrêmes, pourraient vivre beaucoup plus longtemps. L’analyse inclut des données de santé publique des 200 premières personnes à avoir couru un mille en moins de 4 minutes dans les années 1950, 60 et 70. Selon des chercheurs du Canada et d’Australie, ces coureurs professionnels ont vécu, en moyenne, près de cinq ans de plus que la population générale.

Cette conclusion va à l’encontre de la croyance populaire selon laquelle un exercice excessif pourrait avoir des effets négatifs à long terme sur la santé. Au lieu de cela, elle montre que pousser le corps humain à ses limites pourrait être bénéfique, en particulier pour les athlètes professionnels. Bien que de nombreuses études épidémiologiques aient montré que les personnes physiquement actives ont tendance à vivre plus longtemps que les personnes inactives, il subsiste une incertitude quant à savoir si le fait de dépasser les quantités d’exercice recommandées est avantageux ou nuisible.

Par exemple, certains scientifiques affirment que les athlètes de haute intensité, comme les marathoniens, les cyclistes d’endurance ou les triathlètes, pourraient soumettre leur cœur à un stress excessif, augmentant ainsi leur risque de mort prématurée. Cependant, les résultats généraux semblent être différents pour les athlètes chevronnés qui s’entraînent vigoureusement sur une longue période.

En 2022, une étude de Harvard a révélé que ceux qui faisaient plus d’exercice que recommandé avaient un risque de décès inférieur de 30 %, contre un risque inférieur de 20 % pour ceux qui se contentaient de respecter les directives d’activité. Cette nouvelle analyse renforce ce modèle. Des études sur les cyclistes du Tour de France, les athlètes olympiques et les rameurs ont toutes indiqué une augmentation de la durée de vie par rapport à la population générale.

En particulier, les athlètes capables de courir un mille en moins de 4 minutes sont un groupe distinct, poussant leurs systèmes respiratoire, cardiovasculaire, métabolique et musculo-squelettique à leur maximum. Ces athlètes pratiquent régulièrement une activité physique de haute intensité, une routine rigoureuse contribuant à leur vitesse extraordinaire.

Dans une étude menée par des cardiologues en 2018, les 20 premiers coureurs à avoir franchi la barre des 4 minutes au mille ont vécu, en moyenne, 12 ans de plus que l’espérance de vie générale. Aujourd’hui, cette nouvelle étude a étendu la cohorte pour inclure des athlètes de trois décennies, révélant des modèles intéressants.

Les coureurs des années 1960 ont montré une espérance de vie plus longue que ceux des décennies suivantes. Les auteurs suggèrent que cela pourrait refléter des améliorations de l’espérance de vie de la population générale et une meilleure gestion des maladies transmissibles et non transmissibles au fil du temps.

Il est à noter que tous les bénéfices en termes de durée de vie chez les athlètes ne proviennent probablement pas uniquement de leur mode de vie. Il est possible que les athlètes d’élite possèdent des gènes favorables qui contribuent à leur longévité. Dans la cohorte de l’étude, les chercheurs ont identifié 20 paires de frères et sœurs et plusieurs duos père-fils parmi les 200 coureurs.

Bien que les causes exactes de décès de la plupart des coureurs n’aient pas pu être déterminées, d’autres études sur les cyclistes du Tour de France et les athlètes olympiques (y compris les coureurs de demi-fond et de fond) suggèrent que les effets sur la longévité sont principalement dus à des taux plus faibles de mortalité cardiovasculaire et liée au cancer.

Les résultats de cette nouvelle analyse renforcent les bénéfices globaux de l’exercice sur la durée de vie, même aux niveaux extrêmes requis pour les performances d’élite. Elle confirme que l’exercice régulier et de haute intensité peut améliorer considérablement les résultats en matière de santé et augmenter l’espérance de vie.

Lien source : British Journal of Sports Medicine