Le programme de Bryan Johnson peut-il réellement inverser le vieillissement biologique ?

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- Updated by Jody Mullis
Medically reviewed by Dr Sidra Samad

  • Les horloges épigénétiques mesurent l'âge biologique à travers les changements d'ADN, et non les années chronologiques.
  • L'affirmation de Bryan Johnson selon laquelle il a rajeuni de 31 ans est probablement exagérée.
  • Des pratiques telles que l'alimentation et l'exercice peuvent influencer positivement l'âge épigénétique.
  • Le concept d'inversion du vieillissement est scientifiquement valide mais complexe.
  • La réduction de l'âge épigénétique peut indiquer des risques de santé moindres et une espérance de vie plus longue.

 

 

Pourquoi cela nous importe :

En tant qu'enthousiastes de la longévité, comprendre comment potentiellement retarder le vieillissement et prolonger des années de vie en meilleure santé est au cœur de nos objectifs. L'étude des horloges épigénétiques offre un aperçu de la manière dont les choix de vie peuvent avoir un impact sur l'âge biologique. Les expériences de Bryan Johnson, bien que potentiellement exagérées, soulignent l'importance des stratégies scientifiquement fondées pour améliorer la durée de vie en bonne santé.

Le détail :

Les horloges épigénétiques sont des avancées majeures dans la compréhension du vieillissement humain. Elles fonctionnent en analysant les changements dans la méthylation de l'ADN, un processus où des groupes méthyle se fixent à l'ADN, affectant l'activité génique sans altérer le code génétique. Ces modifications sont des marqueurs clés pour déterminer l'âge biologique, qui peut ne pas toujours correspondre à l'âge chronologique.

Bryan Johnson, figure bien connue de la communauté anti-âge, affirme avoir significativement réduit son âge biologique grâce à son régime, incluant alimentation, exercice et suppléments. Il utilise un type spécifique d'horloge épigénétique appelé DunedinPACE, basé sur des études de Dunedin en Nouvelle-Zélande. Cette méthode estime son « rythme de vieillissement » biologique à 0,66 an pour chaque année chronologique, suggérant un vieillissement plus lent par rapport à son âge réel.

Malgré ces affirmations, des experts comme le Dr Morgan Levine soutiennent que ces réductions ne peuvent pas être directement traduites en un « rajeunissement de 31 ans ». Le Dr Levine explique que le concept de vieillissement englobe des changements tout au long de la vie qui ne peuvent être entièrement saisis par un instantané pris par les horloges épigénétiques. Par conséquent, bien que le protocole de Johnson puisse refléter des risques de santé réduits, affirmer une inversion numérique n'est pas scientifiquement fondé.

Des études, y compris celle trouvée ici, suggèrent que les interventions sur le mode de vie peuvent influencer positivement la méthylation de l'ADN, réduisant potentiellement l'âge biologique. Cela signifie que l'alimentation, l'activité physique et peut-être diverses interventions non invasives pourraient en effet influencer le processus de vieillissement.

En conclusion, comprendre et appliquer correctement les connaissances autour des horloges épigénétiques nous aide à optimiser les interventions pour la longévité. L'histoire de Johnson sert d'exemple stimulant de ce qui pourrait être possible, mais il est important de contextualiser de tels récits dans des cadres scientifiquement étayés.